La résistance à Varroa

Le caractère résistant sélectionné par Arista est un comportement naturel des colonies.  Les abeilles détectent la présence de Varroa dans le couvain et enraillent sont cycle de reproduction.

Une solution naturelle de résistance à Varroa

Pour survivre et s’adapter à la diversité d'habitats où elles sont naturellement présentes, les abeilles mellifères ont évolué en de nombreuses sous-espèces distinctes, présentant des caractéristiques bien spécifiques. Parmi ces adaptations, une concerne le parasite exogène : des abeilles non traitées dans des environnements tropicaux ont développé avec le temps certains niveaux de résistance à Varroa. En Europe également, plusieurs rapports font état de la gestion et de la survie de colonies d'abeilles mellifères en l'absence de traitement contre Varroa. Ceci montre qu'une solution naturelle contre l'acarien est possible.  

L’environnement et les pratiques apicoles, comme l'enlèvement du couvain, la faible densité locale des colonies, la dérive, ou encore la forte propension à l'essaimage influencent les niveaux d'infestation du parasite et, par conséquent, la survie des colonies.

Avec un coup de pouce de l’homme

Jusqu'à présent, les meilleurs résultats pour la survie des colonies en présence du parasite dans l’hémisphère nord ont été obtenus par la sélection et l'élevage d'abeilles mellifères présentant une certaine résistance à Varroa en utilisant la technique de John Harbo développée à l’USDA à Baton Rouge dans les années ‘90. Lui et son équipe se sont rendu compte que le taux de non-reproduction de Varroa était supérieur dans les colonies capables de réduire la population de Varroa au cours du temps. Ce comportement hygiénique est spécifique à Varroa et a été baptisé VSH pour Varroa Sensitive Hygiene. Les abeilles sensibles au Varroa sont capables de détecter la reproduction de Varroa au sein du couvain, de désoperculer ces cellules et de les nettoyer. Ceci interrompt le cycle de reproduction de Varroa. C'est ce trait de comportement qu'Arista sélectionne afin d’obtenir des abeilles mellifères résistantes.

Ce caractère VSH est présent dans toutes les populations d’abeilles mais en proportion trop faible que pour être visible à l’échelle de la colonie. Par sélection, cette proportion d’abeilles nettoyeuses est augmenté. Afin de conserver la diversité génétique existante, cette sélection est effectuée dans un maximum de populations d’abeilles mellifères. L’abeille que nous connaissons et que les apiculteurs utilise répond à certains critères qui doivent être conservés lors de la sélection pour la résistance. Dans cet objectif, les souches d’abeilles utilisées sont des colonies déjà sélectionnées dans nos latitudes pour des caractéristiques telles qu'une bonne production de miel, la douceur, la réduction de la tendance à l'essaimage, etc.

Pour s’attaquer à la racine du problème

L’abeille mellifère étant sensible à Varroa la conséquence est la prolifération de ce parasite. Le développement de lignées résistantes permettrait donc de s’attaquer à la racine du problème.

La résistance des colonies d’abeilles peut être évaluée de plusieurs façons, la plus fiable à ce jour est celle qui a été développée à l’USDA de Bâton Rouge : la méthode de comptage dans le couvain au microscope binoculaire suite à une infestation artificielle de Varroa dans les colonies. 

D’autres méthodes bien connues dans le monde apicole sont l’évolution du degré d’infestation des abeilles adultes en mesurant régulièrement les Varroas présent sur les abeilles (appelés à tort varroa phorétiques) en fin de saison, ou encore l’évolution des chutes naturelles d’acariens sur des plateaux mis sous les planchers grillagés des ruches. 

Arista mène une étude afin d’évaluer la fiabilité de cette dernière méthode comme indicateurs de la résistance des colonies.